DELTA l’envers du décor

Dans la série « Delta », notamment pour le volet Clientèle, des réunions sont organisées afin d’expliquer les objectifs du projet Delta. Ceux-ci sont, bien entendu, louables : recherche d’efficacité, de qualité de service, de compétitivité, de gains économiques et financiers.

Photo de la CGT - Suez Eau France

« Pas de mobilité forcée pour les agents des sites secondaires… »

« Vous pouvez rester à votre poste tant que cela vous plaira… »

« Il n’y aura pas de fermeture de sites »

Mais en parallèle, sur les sites secondaires, on explique aux agents, dans le meilleur des cas, qu’il faut penser à postuler aux postes de la bourse de l’emploi, prendre sa carrière en main, s’adapter à l’entreprise et prendre le train avant qu’il ne soit trop tard….

A noter qu’en fonction des activités clientèles un site principal peut l’être pour une activité et secondaire pour une autre. Tout un art … Le but initial n’était-il pas pourtant de simplifier les organisations?

Dans certaines régions, le déménagement programmé d’un site peut à terme atteindre plus de 200 kilomètres. Pourtant cela ne fait surtout pas reculer la direction !!!  On comprend que des salariés remettent leur futur en question !

« Mais on n’oblige personne à la mobilité !!! » nous répète-t-on en réunion nationale.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !!!

Quel beau projet !!! Alors que la concurrence procède à des restructurations en utilisant la méthode dure, les PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi), chez Suez Eau France, on est plus délicat.

« Nous aurions aussi pu utiliser la clause de mobilité collective de l’accord ERS. Ce n’est pas l’option que nous avons retenue. Nous avons préféré privilégier le volontariat ».

Présentation du mode opératoire : La belle vitrine sociale, les belles paroles, c’est « le national » qui s’en charge avec la « com qui va bien », comme les annonces citées ci-dessus.

Il faut noter au passage que M. Brouzes, directeur de la clientèle en 2012 et M. Rousseau directeur programme Odyssée ont disparu des écrans pour être récemment remplacés par Mme de Villeneuve passée « Maître » dans l’art du « On n’oblige personne » et « ce n’est pas moi ».

Une grande professionnelle : Les mutations au pseudo volontariat, c’est le local, avec évidemment, un objectif d’efficacité et de rapidité pour la mise en place complète du projet.

Personne n’est dupe : Qui peut croire qu’un site secondaire existera encore d’ici 5 ans ?

Certains appelleront cela de la démocratie dirigée, d’autres de la manipulation, voire de l’hypocrisie …voire…

D’autres pourraient également expliquer ce comportement par un problème de santé, un dédoublement de la personnalité, ou pourquoi pas un problème de connexion entre le lobe gauche du cerveau (l’humain) et le droit (la finance).

Pour la CGT, alors que nous venons de signer un accord QVT (Qualité de Vie au Travail), actuellement en stand-by du fait de la promotion du responsable du projet, ces méthodes sont inadmissibles. Elles plongent des milliers de salariés tous collèges confondus dans un climat d’anxiété jamais vécu au sein de notre groupe.

Les salariés, toujours plus en souffrance, angoissent en parlant de l’avenir, doutent de l’efficacité de ces réformes qui se succèdent à un rythme effréné. D’autant qu’elles ne font que compliquer les pratiques au quotidien sans démontrer leur efficacité.

Arrêtons d’être adepte du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » !

Arrêtons de supprimer l’intérêt, la polyvalence et l’épanouissement dans les postes de travail !

Arrêtons de parquer et entasser le personnel sur des plateformes, des open-spaces, alors que le travail administratif ne se réalise qu’en connexion internet !

Arrêtons de créer du « travail à la chaîne » qui a fait la preuve de son inefficacité et détruit les salariés !